Considéré comme l’un des musiciens les plus accomplis de la scène actuelle, Pablo Márquez élève la guitare à des niveaux d’expression rares, alliant spontanéité et une profonde rigueur intellectuelle. Renommé pour sa sonorité sans égale, ses nombreux enregistrements pour ECM et d’autres labels sont souvent considérés comme des références et lui ont valu de distinctions prestigieuses, telles que le Grand Prix du Disque Charles Cros, ainsi que des éloges unanimes de la part des critiques, y compris ceux du New York Times et du Frankfurter Allgemeine Zeitung.
Outre son début sensationnel chez ECM (Musica del Delphin, 2007), premier enregistrement de guitare classique de ce label emblématique, de nombreux autres enregistrements en solo et en musique de chambre ont vu le jour depuis, incluant des collaborations avec la soprano María Cristina Kiehr, la violoncelliste Anja Lechner, la violoniste Patricia Kopatchinskaja et le fortépianiste Jan Schultsz.
Sa discographie inclut également les premiers enregistrements d’œuvres pour guitare et orchestre, telles que Chemins V de Luciano Berio avec Dennis Russel Davies et l’Orchestra della Svizzera italiana, A fuoco de Luca Francesconi avec Susanna Mälkki et l’Ensemble Intercontemporain, Hanbleceya de Zad Moultaka avec Lorraine Vaillancourt et le Nouvel Ensemble Moderne de Montréal, ainsi que Fénix de Javier Torres Maldonado avec Maurizio Grandinetti, Jürg Henneberger et le Phoenix Ensemble. Un second enregistrement live de Chemins V de Berio avec Jean-Michaël Lavoie et le WDR Sinfonieorchester de Cologne a été récompensé par le prestigieux Preis der deutschen Schallplattenkritik.
Né en Argentine, Pablo Márquez a étudié la guitare avec Jorge Martínez Zárate et Eduardo Fernández, remportant des compétitions majeures dès le début de sa carrière, notamment le concours Villa-Lobos de Rio de Janeiro et le Concours de Radio France à Paris. Il a ensuite étudié la direction d’orchestre avec Rodolfo Fischer et Peter Eötvös, et suivi les enseignements du légendaire pianiste György Sebök, qui a profondément marqué son développement artistique.
Sa carrière s’épanouit dans plus de 40 pays, se produisant dans les plus grandes salles –du Concertgebouw d’Amsterdam au Teatro Colón de Buenos Aires- et lors de festivals majeurs tels que Ultraschall à Berlin, Aix-en-Provence et Avignon. Il est apparu en tant que soliste avec des orchestres tels que le Philharmonique de Radio France, l’Orchestre de la Radio Bavaroise ou la Nordwestdeutsche Philharmonie, et a partagé la scène avec Dino Saluzzi, Anne Gastinel, Mario Caroli et le Quatuor Voce.
Passionné défenseur de la musique nouvelle, il a collaboré avec les plus grands créateurs de notre époque, tels que Luciano Berio, Mauricio Kagel et György Kurtág, et a créé plus de trente œuvres dédiées à lui par des compositeurs comme Zad Moultaka, Roland Moser, Martin Matalon, Fuminori Tanada, Oscar Strasnoy, Ramón Lazkano ou Arthur Kampela. Il est particulièrement reconnu comme l’interprète de référence de la Sequenza XI de Berio, œuvre qu’il a jouée à l’invitation de Pierre Boulez à l’occasion du 70è anniversaire de Berio.
En tant que chef d’orchestre, il a créé le KlangMundo Kammerorchester à Bâle, un ensemble dédié à l’exploration des paysages sonores des différentes cultures du monde, combinant musique et action dans le domaine des droits de l’homme, l’écologie et de l’humanitaire. Avec cet orchestre il a déjà enregistré la Suite Argentina d’Eduardo Falú (prochainement disponible) avec Fabián Cardozo en tant que soliste.
Pablo Márquez enseigne à la Hochschule für Musik de Bâle et donne des master-classes à travers le monde. Il a reçu une Chitarra d’oro à Milan pour sa vidéo des Variations sur le Folies d’Espagne de Ponce, ainsi que l’un des Prix Konex à Buenos Aires en reconnaissance de l’ensemble de sa carrière.

Gaëlle SOLAL
lundi 21 octobre 2024, 18h30
Auditorium de la Maison de la musique et de la danse – Valence
Fille de parents mélomanes, Gaëlle Solal découvre la guitare classique à 5 ans et, dès l’année suivante, s’inscrit au Conservatoire de Marseille.
Âgée de seulement 16 ans, elle entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.
Il y a des rêves qui vous collent à la peau et ce carnet d’enfant sur lequel est noté: « Quand je serai grande, je veux être danseuse et musicienne » peut en témoigner.Après trois années, elle achève le CNSM avec le 1er Prix de guitare à l’unanimité, le DFS mention très bien et une volonté démultipliée.
Joueuse, ambitieuse et fébrile à l’idée de passer à côté d’un nouveau défi, elle participe à des concours internationaux en parallèle de son Master à la Hochschule für Musik de Cologne.
En 1998, elle devient la première Française à gagner l’un des plus grands concours de guitare classique, le concours d’Alessandria.
Lauréate d’honneur de nombreuses fondations, elle remporte douze prix dans des concours nationaux et internationaux.
Au début des années 2000, Gaëlle Solal s’installe en Andalousie où elle décroche un poste de professeure agrégée aux Conservatoires supérieurs de Cordoue et de Séville.
Pendant ces sept années d’enseignement, elle ne cesse jamais d’apprendre et suit des masterclasses à travers le monde.
En 2006, après dix ans au sein du duo Astor, Gaëlle Solal reprend sa carrière solo, gagne dans la foulée le deuxième prix de la Guitar Foundation of America et se produit dans des salles prestigieuses dans plus de quarante pays.
En 2009, une escapade inespérée au Brésil fait prendre un nouveau tournant à sa carrière. A son retour, Gaëlle renonce à l’enseignement pour se consacrer pleinement à son amour infini pour la scène.
Plus attachée à la liberté qu’au dogme, elle passe sans encombre du solo solennel en robe longue au duo clownesque Crazy Nails avec Boris Gaquere, de Bach aux Beatles, de la musique contemporaine à la musique baroque.
Engagée et solidaire, elle se bat pour la présence et la visibilité des femmes dans le monde de la guitare à travers l’association Guitar’Elles dont elle est la fondatrice.
Elle réside à Bruxelles depuis 2011. Son album “Tuhu” sorti en décembre 2020 chez Eudora Records a fait l’unanimité de la presse et du public.

Levé de rideau : Julio César ROBLES (Lauréat « Révélation » 2023 du concours international Drôme de Guitares)
Né à Mexico en 2002, Julio commence à jouer de la guitare à l’âge de 5 ans. Il débute son parcours musical à l’École d’Initiation Artistique de la Ville de Mexico,
entre en 2014 au Conservatoire National de Musique de la Ville de Mexico, dans la classe du professeur Juan Carlos Chacon.
En 2019 il rejoint la classe de guitare de Judicaël Perroy à l’École Supérieure Musique et Danse Hauts-de-France, où il a obtenu son DNSPM.
Il a également pu bénéficier de master classes de guitaristes renommés tels que Mauro Zanatta, Jonathan Leathwood, Louis Trépanier, Jorge Caballero, Lynn McGrath,
Lorenzo Micheli, Matteo Mela, Thomas Viloteau, Thibaut Garcia, Goran Krivocapic, Leo Brouwer, Manuel Espinas, Xavier Jara, Rémi Jousselme, Michel Grizard, Gabriel Bianco, Marcin Dylla, etc.
Julio a été lauréat d’environ 20 prix nationaux et internationaux, dont les plus importants sont :
le 3ème prix à Annual Texas Competition and Festival 2017, 1er Prix au Concours de Guitare du Conservatoire National de Musique de la Ville de Mexico 2019,
et le 1er Prix au concours de la Guitar Foundation of America dans la catégorie Senior en 2018, à Louisville, Kentucky.
En tant que concertiste, julio s’est produit au Festival de Guitare du Conservatoire National de Musique de la Ville de Mexico (édition 2017, 2018 et 2019)
et au Crown of the Continent Guitar Festival dans la ville de Bigfork, Montana.
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