Vendredi 23 octobre 2026, 20h30
Théâtre de la ville de Valence, 1 place de la liberté
Placement libre
1ère partie : Antoine MORINIERE
+ Odair ASSAD
Attention : changement de programmation !
Participation de Ricardo GALLEN reporté pour raison médicale
Guitariste français parmi les plus remarqués de sa génération, Antoine Morinière mène une carrière internationale qui l’amène à se produire en récital, en musique de chambre et en concerto sur les plus grandes scènes du monde.
Il débute la guitare à l’âge de huit ans auprès de Jean-Luc Rocchietti à Marmande avant de poursuivre sa formation au Conservatoire de Bordeaux. En 2011, il intègre le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris dans les classes d’Olivier Chassain et de Laurent Blanquart. Il y obtient sa Licence puis son Master de guitare avec les plus hautes distinctions.
Lauréat de nombreux concours internationaux, Antoine Morinière remporte notamment les Premiers Prix des concours de Séville, Vienne, Antony, Porto, Olsztyn et Léopold Bellan. Il est également récompensé dans plusieurs des plus prestigieuses compétitions européennes, confirmant très tôt sa place parmi les guitaristes les plus prometteurs de sa génération.
Invité dans plus de trente pays, il se produit dans des lieux emblématiques tels que la Philharmonie de Paris, le Wigmore Hall de Londres, le Palau de la Música en Espagne, la Casa da Música de Porto, le BOZAR de Bruxelles ou encore l’Amphithéâtre d’Amman en Jordanie. Sa carrière l’a conduit à travers l’Europe, l’Asie, le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et l’Amérique du Nord.
Chambriste recherché, il partage régulièrement la scène avec des artistes tels que Thibaut Garcia, Raphaël Sévère, Philippe Bernold, Manon Galy, Marianne Piketty, Fatma Saïd, Raphaël Feuillâtre ou Gabriel Bianco.
Très engagé dans la création contemporaine, il collabore avec plusieurs compositeurs parmi lesquels Leo Brouwer, Jean-Frédéric Neuburger, Raphaël Sévère et Rikako Watanabe.
Depuis plus de quinze ans, Antoine Morinière forme avec Thibaut Garcia un duo de guitares reconnu pour son travail autour du répertoire baroque. Leur transcription des Variations Goldberg de Bach pour deux guitares spécialement conçues pour ce projet a donné lieu à un enregistrement publié chez Warner en 2025.
Toujours animé par le désir d’explorer de nouveaux territoires artistiques, il développe également des projets mêlant musique classique, musiques du monde et traditions anciennes. Son projet Labyrinthe Baroque, créé avec la mezzo-soprano iranienne Anousha Nazari, fait dialoguer Haendel et Strozzi avec la poésie persane de Rûmi et de Maraghi.
Il collabore également avec des artistes issus des musiques du monde tels que Sami Yusuf, Ballaké Cissoko, Nabyla Maan, Guo Gan ou José Manuel León, se produisant dans des festivals internationaux majeurs comme le Festival des Musiques Sacrées du Monde de Fès, le Tanweer Festival à Dubaï ou encore le Festival de Yenikapı devant plus de 70 000 spectateurs.
Le nom d’Odair Assad est indissociable de celui de son frère Sérgio avec lequel il forme un duo de guitares phénoménal, d’une longévité exceptionnelle.
En juin 2008, pourtant, Odair est seul sur scène, à New York ; il donne un récital à la mémoire de son ami le luthier américain Thomas Humphrey brutalement disparu deux mois auparavant. Au programme de ce premier concert solo, figure la Sonata del caminante que Leo Brouwer lui a fait parvenir l’année précédente. « C’est, dit le compositeur, une sorte de portrait d’Odair. Il porte un masque pour protéger sa sensibilité, c’est une personne très complète, il est non seulement délicat mais aussi puissant ; il est une sorte de Robin des Bois. J’ai mis dans cette pièce beaucoup de tendresse, beaucoup d’agressivité, beaucoup de joie, tout ce qui est propre au caractère d’Odair. C’est l’une des pièces que j’ai composées avec le plus de joie et de facilité »
(Guitare classique, interview de Leo Brouwer, janvier 2010)
Ce récital est le point de départ de nombreux autres concerts en Europe et aux Etats Unis. Au sortir de son concert au Metropolitan Museum, le critique Allan Kozinn observe « Le phrasé de M. Assad est très personnel, son rubato extrême et son articulation si variée qu’il semble presque improvisé » (The New York Times)
Une dizaine d’années auparavant, Odair avait enregistré la Serenade opus 50 de Malcolm Arnold avec l’Orquesta de Cordoba que dirigeait Leo Brouwer. Le critique Colin Cooper déclarait à cette occasion « Odair Assad se révèle être un soliste aux talents impressionnants, ce qui n’est rien moins que l’observation n’ait toujours suggéré ».
Un an plus tard paraissait chez GHA l’album Fuga y misterio, Odair y a pour partenaires le violoniste Fernando Suarez Paz, le violoncelliste Edmond Carlier et son frère Sergio. On peut lire de la plume du même Colin Cooper « Cet enregistrement donne à Odair Assad la chance de briller dans toute sa splendeur » tandis que la revue italienne Seicorde souligne « l’intention musicale spontanée d’Odair, son approche instrumentale aisée ainsi que son talent à jouer en parfaite harmonie avec n’importe quel partenaire. »
C’est en 2010, que parait chez GHA le premier enregistrement solo d’Odair Assad dont le titre El caminante s’inspire de celui de la sonate de Leo Brouwer qui ouvre l’album. « Thématiquement, dit le compositeur, on ne trouvera dans la Sonata del caminante ni mélodies agréables, ni batucadas gracieuses; mon propos est l’intensité, et j’espère y être parvenu. Les Estudos de Villa Lobos, tout comme l’Homenaje a Debussy de Manuel de Falla, sont un formidable point de départ dans l’écriture pour guitare au 20ème siècle. Guimaraes da Rosa nous a offert le plus tellurique des paysages romancés au Brésil tandis que le nordeste profond touche au mystère et à la douleur dans ses musiques moins connues. C’est ce Brésil intense qui m’intéresse, Odair peut le dévoiler. »
On trouve également sur cet album une version personnelle de Memória e fado qu’Egberto Gismonti dédie à Odair, la Red Fantasy que Kevin Callahan compose pour lui, l’arrangement par Roland Dyens de Rosa de Pixinguinha, et Seis brevidades, contribution fraternelle de Sergio, sans compter la présence d’Agustin Barrios et celle d’Astor Piazzolla…